Biodiversité Administrateur


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| Sujet: TESTUDO IBERA Jeu 6 Jan 2005 - 2:07 | |
| Avant de se lancer dans la description de Testudo ibera, je vous invite à regarder le post-it sur la systématique du groupe graeca : http://tortues-terrestres.forumactif.com/viewtopic.forum?t=25
Testudo ibera Pallas 1814 est donc à l'origine le nom donné à toutes les tortues portant éperon à la base des cuisses (dites "mauresques") vivant de la Macédoine à l'ouest à l'Iran, voire l'Afghanistan à l'est, remontant les contreforts du Caucase au nord et descendant jusqu'à Israël au sud. La systématique actuelle individualise parmi ces tortues de nombreuses espèces et sous-espèces prêtant pour la majeure partie d'entre elles à discussion parmi les spécialistes.
Les éleveurs français sont peu concernés car tous les taxons présent à l'est ne se retrouvent pas en élevage chez nous, essentiellement pour des raisons géopolitiques. Les "ibera" rencontrées en France proviennent essentiellement de Turquie, et à un moindre degré de Macédoine. Les critères classiques d'identification sont donnés dans l'article d'A. Lara : http://membres.lycos.fr/testudo/testudograecaarticle.html Ils incluent : - une première vertébrale carrée, - une taille supérieure aux Testudo graeca graeca, - une bordure supérieure des écailles fémorales plus droite, auxquels on rajoute souvent : - une peau uniforme sombre, dans les tons gris, - et un plastron très marqué de noir. Néanmoins, aucun de ces critères n'est spécifique et il faut raisonner sur un faisceau d'arguments. Pour les individus jeunes, l'identification est encore plus difficile, certaines T. nabeulensis de Tunisie, à l'élevage radicalement différent, pouvant même être morphologiquement très proches !
Par ailleurs, l'aire stricte de répartition donnée dans le Manouria spécial Testudo se limite "à la vallée de la rivière Kura et [les] territoires adjacents", ce qui en fait correspond à un tout petit territoire au nord de la Turquie, débordant sur l'Azerbaijan, la Géorgie, l'Arménie et l'Iran ! Le même ouvrage ne donne aucun autre renseignement quant au(x) taxon(s) peuplant la majorité de la Turquie, en dehors de l'extrême sud, où a été individualisée T. anamurensis. En clair, ce que tout le monde appelle ibera n'a en fait à l'heure actuelle pas de nom validé scientifiquement !
Pour finir de compliquer les choses, les populations turques et européennes ont toujours été séparées par le Bosphore et sont morphologiquement différentes. Il semble que les individus macédoniens soient en particulier plus petits, avec une dossière plus arrondie en vue supérieure.
En pratique, les éleveurs ont intérêt lorsqu'ils se procurent un nouvel individu, à demander et à noter tout renseignement sur la provenance initiale de la souche, et à rechercher des spécimens de même origine pour se lancer dans la reproduction. Ces considérations taxonomiques n'influent pas sur le mode d'élevage, les "ibera" étant globalement considérées comme des tortues très résistantes ; cette résistance est comparée à celle des Testudo boettgeri, en particulier sur la tolérance, voire la nécessité, de périodes très humides. Mais de la même façon que les graecas constituent un groupe hétérogène, on peut très logiquement supposer que les besoins physiologiques d'un individu macédonien sont plus à même d'être satisfaits par les climats français, que ceux d'un individu provenant de la frontière turquo-syrienne... Comme pour les graecas, il serait donc très utile que nous puissions comparer dans cette section vos tortues et les expériences d'élevage.
Dernière édition par le Sam 6 Aoû 2005 - 20:28, édité 2 fois |
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Sassie Administrateur


   Age : 45 Inscrit le : 30 Déc 2004 Messages : 45201 Localisation : Seine et Marne
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| Sujet: Re: TESTUDO IBERA Ven 7 Jan 2005 - 20:55 | |
| Un jeune mâle qui serait originaire de Macédoine

Voici son plastron :

Dernière édition par le Sam 6 Aoû 2005 - 20:27, édité 1 fois |
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Biodiversité Administrateur


 Inscrit le : 30 Déc 2004 Messages : 11318
| Sujet: Re: TESTUDO IBERA Sam 26 Mar 2005 - 15:44 | |
| Une micropuce de souche turque, entrée en hibernation à l'automne sans avoir mangé, et ressortie presque 4 mois et demi plus tard en pleine forme :

Dernière édition par le Sam 26 Mar 2005 - 15:55, édité 1 fois |
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Biodiversité Administrateur


 Inscrit le : 30 Déc 2004 Messages : 11318
| Sujet: Re: TESTUDO IBERA Sam 26 Mar 2005 - 15:50 | |
| Ma femelle, qui serait de souche yougoslave ; le poids montre bien l'énorme différence par rapport aux mastodontes turcs, qui font facilement 1 kg à 1,5 kg de plus !

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Biodiversité Administrateur


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| Sujet: Re: TESTUDO IBERA Sam 6 Aoû 2005 - 20:32 | |
| Une jolie page, malheureusement pour nous en allemand, sur les iberas :
http://www.fam-rentschler.de/Mauren.htm
Traduction rapide de cette page :
Cette sous-espèce bien connue et présente en Allemagne est le plus fréquemment importée par nous. Son attitude et sa maintenance se rapproche de celle des tortues grecques.
Le plastron inférieur est mobile avec plus de motifs colorés le long de la ligne. On peut observer la disposition du sexe, le long de la queue.
Le plastron des mâles est concave. Les colorations du plastrons ne donnent généralement d'explication précise sur la sous-espèce à laquelle on fait face.
Les testudo graecas adultes sont variablement colorées, mais souvent, leur plastron ne l'est pas suffisamment. Par conséquent, pouvoir reconnaître avec certitude une sous-espèce s'avère très difficile. Les dessins géométriques à l'horizontales peuvent éventuellement aider. Sur des animaux jeunes, le contraste entre les marques foncées et les plus claires est très apparent. Les plus vieux animaux montrent des écailles marginales plus foncées, notamment vers le haut de la carapace arrière.
Les tortues mauresques ne possèdent pas de pointe cornée à la fin de la queue. Une différence essentielle par rapport aux tortues grecques, les deux ergots sur les cuisses arrières, qui deviennent de plus en plus prononcés suivant l'âge de la tortue.
Les sous-espèces des tortues mauresques ont des tailles et des couleurs qui varient en fonction de leur région d'habitat et de la nourriture consommée.
Comportement d'accouplement
Tandis que le comportement d'accouplement est supportable avec des tortues grecques pour les femelles (morsures et coïts limités), avec les tortues mauresques, la force de pénétration a un impact bien plus important. Les mâles frappent constamment sur les carapaces des femelles, leur occasionnant parfois des chocs très violents. Ce comportement n'est pas observé sûrement chez toutes les tortues grecques, toutefois pas avec autant de dureté. Certaines femelles peuvent avoir la dossière endommagée. On conseille généralement la séparation dans de brefs délais. Sur l'image on voit quels dommages laissés par l'acharnement des mâles pendant des années. L'animal sur la photo appartient à un éleveur indélicat qui ne se soucie apparemment pas du bien-être de ses animaux. Grecques et mauresques ont été rappatriées chez nous et j'ai été amené à fréquemment pouvoir observer leurs comportements.
Note de Sassie : il y a une visible confusion entre les tortues grecques et les mauresques (chez nous il s'agit de la même tortue, dans le texte ça semble suggérer qu'il s'agit de deux variétés différentes). Alors que l'ibéra a été identifiée au début, le reste de la conversation porte sur les "grecques" et les "mauresques". |
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Tangerin Invité
| Sujet: Re: TESTUDO IBERA Mer 17 Aoû 2005 - 8:21 | |
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